Battlestar Galactica - Miniseries
On ne présente plus Battlestar Galactica. La série, elle est connue, notamment chez les amateurs de science-fiction. Je m'y suis mise bien tard, j'en suis consciente. Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de la suivre lors de sa diffusion que ça soit aux Etats-Unis ou en France. Il n'y a que sur NRJ12 que j'ai pu la voir sur les écrans français. Je ne sais pas si je l'ai ratée ou si elle n'a pas été diffusée mais je n'ai pas vu la mini-série qui sert d'introduction à la série. Du coup, j'ai été propulsée dans le 1x01 : 33 minutes sans rien savoir de la série. J'ai ensuite vu les deux ou trois épisodes suivants puis j'ai abandonné parce que je n'accrochais pas et que je n'y comprenais pas grand chose. Trop étouffant, trop long, voilà quelles avaient été mes premières impressions au bout de quelques épisodes et les raisons de mon abandon.
Pourtant j'ai bien senti dès ces premiers épisodes qu'il y avait tous les ingrédients que j'aime en général dans une série : du drama, du ship, de la science-fiction, et un peu de politique. C'était vraiment dommage que je n'ai pas acroché. Alors, j'ai redonné sa chance à la série. Et cette fois, j'ai bien fait les choses en commençant par la mini-série d'introduction qui dure trois heures.
L'introduction fait très bien son travail en nous présentant les personnages et en mettant en place les intrigues et les enjeux. Je me suis vite attachée aux protagonistes. Je ne pensais pas que ça serait si rapide sur ce point-là. J'aime beaucoup le commandant Adama et la relation complexe qu'il a avec son fils. Du côté des femmes, j'aime bien Starbuck. J'aime les personnages féminins forts, je suis bien tombée avec elle. J'ai hâte de connaître son histoire, d'en apprendre plus sur elle. Et puis, forcément, je suis tombée amoureuse de Jamie Bamber. Ca n'étonnera personne, je suppose. J'aime bien son personnage aussi.
J'ai été très impresionnée par les scènes dans l'espace. Je les ai trouvées magnifiques. Les scènes de combats sont très belles. La solitude dans l'infinité de l'espace (même avec des dizaines de vaisseaux en tout genre) tranche bien avec l'enfermement dans des espaces souvent réduits pour les personnages. On sent la tension qui s'installe. Le poids des responsabilités est pesant. L'ambiance est presque étouffante. Et c'est pour ça que les scènes dans l'espace sont comme une bouffée d'air frais. C'est là où il n'y a pas d'oxygène que le téléspectateur trouve la place de respirer. J'ai trouvé ce sentiment déjà assez fort dans ces trois premières heures alors que les scènes dans l'espace sont bien souvent des combats pour le moment. Pas de quoi vraiment respirer ou être soulager mais avoir d'un coup plus d'espace entre deux scènes à l'intérieur des vaisseaux, ça fait du bien. Ou alors, c'est juste moi qui suis claustro.
J'ai vraiment apprécié cette introduction à la série. Elle m'a donné envie de voir la suite (c'est qu'elle a bien fait son boulot). J'espère maintenant que je vais aimer la suite et accrocher sur la durée.
Friday Night Lights - Saison 2
J'ai beaucoup aimé la saison 1 de Friday Night Lights. Avoir une saison 2 aussi bonne était un vrai défi. La série s'en sort pas trop mal même si j'ai moins aimé la deuxième saison.
C'est surtout dû à toute une série de personnages que je n'ai pas vraiment apprécié. Par exemple, j'avais déjà eu du mal avec Lyla en saison 1 avant de commencer à l'épprécier. Dans la saison 2, on repart pour un tour. Elle m'a tapé sur les nerfs avec tout le côté religieux qu'elle apporte à la série. Côté qui m'ennuie profondément. Auitre exemple, la soeur de Tami. J'ai eu beaucoup de mal à la supporter. Enfin, j'ai bien aimé l'histoire entre Landry et Tyra mais Landry est bien trop présent à mon goût dans cette saison. Je l'aime bien mais à petite dose. Bref, une partie des personnages mis en avant cette saison ne m'a pas plu. Heureusement, les Taylor sont là et sont toujours d'aussi bons personnages.
Puisque des personnages que j'aime moins ont été davantage mis en avant cette saison, j'ai globalement moins aimé les intrigues proposées. Je m'y suis moins intéressée et elles m'ont moins touchées. J'ai retrouvé des éléments que j'avais aimé dans la saison précédente, notamment le fait que la série aime faire souffrir ses personnages. La ville continue de vivoter entre deux matches et l'ambiance générale reste la même avec des mômes qui en bavent et qui se battent pour essayer d'atteindre leurs buts. Ce qui est intéressant, c'est de voir comment ils s'y prennent, les erreurs qu'ils commettent et la façon dont ils grandissent.
La saison se finit de manière un peu abrupte mais je crois savoir que la grève des scénaristes est passée par là alors ça n'est pas vraiment la faute de la série. J'espère juste que la suite me plaira plus.
Sherlock - Saison 2
Steven Moffat et Mark Gatiss nous avait déjà offert une très bonne première saison de Sherlock. Ils récidivent avec la deuxième et font même mieux selon moi. Benedict Cumberbatch et Martin Freeman sont impeccables dans leur personnage. La réalisation est soignée et me plaît énormément. Les décors montrent Londres comme la ville magnifique qu'elle est (et me rappellent à chaque fois mon voyage dans la capitale anglaise). Les histoires sont maîtrisées et l'adaptation de l'oeuvre de Sir Arthur Conan Doyle est excellente. Ce sont là les ingrédients d'une saison parfaite.
L'amitié entre Sherlock et John est plus forte que jamais. La saison 2 nous offre une belle collection de très beaux moments entre eux et nous laisse voir un Sherlock qui montre un peu plus d'humanité qu'auparavant. Depuis Irene Alder (dans le 2x01 : A Scandal in Belgravia) qui provoque des failles dans la forteresse de glace qu'il peut sembler être, Sherlock montre un peu mieux qu'il tient aux gens qui l'entourent. Le voir tenter de se faire pardonner auprès de John dans le 2x02 : The Hounds of Baskerville, et le sacrifice qu'il fait pour ses amis dans le 2x03 : The Reichenbach Fall sont des scènes qui nous montrent que Sherlock peut être drôle et touchant et qu'il n'est pas seulement l'homme qui possède une intelligence hors du commun.
Ce que j'aime avec la série, c'est qu'on sent que les scénaristes se sont bien amusés non seulement à adapter le récit principal duquel ils s'inspirent pour un épisode, mais aussi à glisser des allusions à plusieurs oeuvres du canon de Conan Doyle sur Sherlock Holmes. Je ne ferais pas ici la liste de toutes les clins d'oeil aux autres récits que Un Scandale en Bohème, Le Chien des Baskerville et Le Problèmle final desquel sont tirés les trois épisodes de cette deuxième saison. Je vous invite à lire Arthur Conan Doyle pour ça. Je m'amuse juste beaucoup à les remarquer. Tout comme la suppression d'un "s" dans un titre peut amener tant de chose. Reichenbach Falls, des chutes d'eau en Suisse, ont été le théâtre de la dernière confrontation entre Sherlock Holmes et Moriarty dans The Final Problem de Conan Doyle. Ici, dans un titre dépourvu de son "s", cela permet d'y faire référence tout en promettant la chute de quelqu'un.
Un des nombreux points forts de cette deuxième saison est la fin du dernier épisode. J'ai lu une bonne partie du canon consacré à Sherlock Holmes et même en sachant ce qui allait se passer, j'ai quand même pleuré comme une madeleine. Le ton était donné en choisissant de commencer l'épisode par l'annonce de la nouvelle par John chez sa psychologue. Les adieux déchirants et la scène dans le cimetière m'ont bouleversée alors que je connaissais la suite. Parvenir à toucher à ce point ceux qui connaissent déjà l'histoire de Sherlock Holmes est une jolie preuve qu'on est parvenu à beaucoup s'attacher aux personnages en seulement six épisodes.
Et bien sûr, il s'agit aussi de la confrontation finale entre Sherlock Holmes et sa nemesis, Moriarty. Celle qu'on attendait depuis leur rencontre parce qu'ils sont sur un pied d'égalité du point de vue de l'intelligence. Il s'agit d'un combat au sommet entre les deux esprits les plus brillants qui finira en danse macabre sur un toit. Qui gagnera ? A quel prix ?
La série nous a montré qu'elle pouvait atteindre la perfection et c'est évidemment avec une grande impatience que j'attends la saison 3.
Je profite de cette review pour vous dire que j'ai ajouté les liens vers le blog perso de John (The blog of Dr. John H. Watson) et le site de Sherlock (The science of deduction) dans la colonne de droite. J'adore ces sites internet tenus par des personnages sortant tout droit de séries télé (dans le même genre il y a aussi le site de Richard Castle que j'ai également ajouté dans les liens).
Sanctuary - Saison 3
Après avoir vu les saisons précédentes de Sanctuary, je réclamais moins de stand alone et plus d'épisodes liés les uns aux autres, je suis servie. J'ai eu un peu de mal à suivre parfois mais on sent l'effort de donner un fil rouge à la saison. Il n'est pas question ici que tout soit lié mais j'ai trouvé cette saison 3 plus consistante que les précédentes. 
A mon avis, cela vient de l'intrigue centrale de la saison, à savoir Praxis. Décoder la carte, trouver la ville et s'y rendre, en revenir. Tout cela a occupé une bonne partie de la saison et a même été lié à l'arc final de la saison 2. Ce n'était pas présent dans tous les épisodes mais assez pour donner une direction à la saison. Juste ce qu'il fallait et c'est ce qui manquait à la série jusque là.
Le fait qu'on s'intéresse plus à la vie privée de certains personnages y ait aussi pour quelque chose. Même si ça a été un peu rapide par moment, cela apporte de la matière pour qu'on se soucie d'eux. J'ai toujours un peu de mal avec le traitement de certaines choses les concernant mais j'ai fini par m'attacher à eux. Ca aura mis du temps et je ne saurais pas dire quand cela s'est produit exactement, mais c'est arrivé.
On note aussi l'effort de diversifier la façon de raconter les histoires. Plusieurs épisodes font dans l'originalité avec leur narration ou dans leur façon d'être filmé. Non pas que certaines choses n'aient pas déjà été utilisées auparavant mais la série s'essaye à de nouveaux moyens de nous raconter ses histoires et le résultat m'a bien plu dans l'ensemble. Je retiens notamment le 3x14 : Metamorphosis où on vit presque tout l'épisode à travers les yeux de Will. Littéralement. Egalement les épisodes 3x12 : Hangover et 3x19 : Out of the blue où l'on est catapulté dans l'action sans savoir ce qui se passe. Enfin, les 3x17 : Normandy et 3x18 : Carentan qui forment un duo qui m'a bien plu parce que le second se passent de flash back grâce au premier qui donnait tous les éléments nécessaires à la compréhension alors qu'il avait tout d'un stand alone au premier abord.
J'ai aussi remarqué que pas mal d'épisodes se passent dans des endroits confinés ou desquels on ne peut pas sortir, souvent avec une équipe réduite à deux personnages. Ce sentiment d'enfermement est en opposition avec toute la grandeur que les fonds verts permettent. Les décors sont gigantesques mais les personnages souvent enfermés ou dans des espaces réduits. Alors, évidemment, je sais bien que c'est dû à la différence entre le fond vert et les vrais décors, mais j'ai trouvé la différence saisissante durant cette saison.
La saison 3 de la série m'a un peu plus convaincue que les deux précédentes. Si j'ai commencé la série grâce au cast, je continue maintenant pour autre chose. C'est toujours une joie de voir des acteurs venant de la franchise Stargate en guest mais je suis contente d'avoir trouvé des personnages auxquels m'attacher et des intrigues que j'aime suivre.
Mise à nu, Richard Castle
Hier, une lectrice a remené Mise à nu de Richard Castle (Naked Heat en anglais) à la bibliothèque et on en a parlé, ainsi que de la série, pendant vingt minutes. Je l'ai tweeté et je me suis aperçue que je n'avais même pas dit un petit mot sur ce livre ici. Il est donc temps de le faire. Vous remarquerez d'ailleurs que ma bibliothèque est cool. En parcourant ses rayonnages, on trouve des mini-séries comme Les Piliers de la Terre et Orgueil et préjugés et des romans de Richard Castle.
Mise à nu est le deuxième récit mettant en scène les aventures de Nikki Heat et de Jameson Rook. Contrairement à ce que j'avais fait pour Heat Wave, je l'ai lu en français. C'est toujours aussi agréable à lire et ça me fait bien délirer de lire un vrai roman d'un auteur fictif dont on suit les aventures dans une série. Je vous l'ai déjà dit : la mise en abyme, ça m'amuse beaucoup. J'y ai également retrouvé tous les éléments qui m'avaient plu dans le premier roman, à savoir une intrigue policière bien ficelée, une écriture agréable à lire, des personnages sympathiques, de l'humour et une relation forte qui rythme le récit.
Si Heat Wave jouait sur le fantasme de la relation entre Castle et Beckett en faisant vire quelque chose de plus concret à Nikki Heat et Jameson Rook, Mise à nu est le roman dans lequel Castle a placé de nombreux éléments des enquêtes qu'il suit avec Beckett en calquant ou détournant de nombreux détails que l'on retrouve dans la série. S'installe alors tout un jeu avec le lecteur s'il regarde également Castle. La plus reconnaissable et emblématique est sûrement la scène de la libération de la chaise à laquelle Castle est attaché dans la série. On retrouve la même dans le roman. Il y a aussi la présence de l'inspecteur Schlemming dans les dernières pages du roman qui est un calque de Demming. Dans la série, Alexis lui avait fait enlever ce personnage et on constate ici qu'il l'a finalement laissé. D'autres personnages que l'on a vus dans la série sont réutilisés dans le roman : la vieille connaissance de Beckett, le chef célèbre, la chanteuse ex-junkie,... Des situations sont transposées, telles que la fille qui l'attend en bas de chez lui, le vol de cadavre et la poursuite dans le métro. Et je ne compte même plus les allusions (la baignoire, l'hélicoptère de Rook, Dungeon Alley et ses dominatrices,...). Tout est fait pour que celui qui regarde la série soit complètement familier de l'ambiance du roman, presque comme s'il mettait les pieds directement dans un épisode de Castle. Et c'est ce que j'aime avec ce roman.
Orgueil et préjugés
La mini-série adapte le roman Orgueil et préjugés de Jane Austen sur le petit écran avec Colin Firth dans le rôle de Mr Darcy (rôle qu'il reprendra dans l'adaptation cinématographique du Journal de Bridget Jones). Cette version date de 1995 mais je découvre seulement. Et quelle découverte ! J'ai adoré !
C'est dans la bibliothèque pour laquelle je travaille que j'ai trouvé les DVD. Aussitôt empruntés, aussitôt regardés. Ca m'a bien occupée quand je n'avais plus Internet. Pendant ce long mois et demi de disette, je regardais tout ce qui me tombait sous les yeux en matière de séries. Je suis contente que cette adaptation du roman de Jane Austen soit arrivée entre mes mains à ce moment-là. La transposition de la société anglaise de l'époque y est très bien faite. L'écriture de Jane Austen y est évidemment pour beaucoup. Les différences socio-économiques et les histoires d'héritage font partie de l'histoire d'Elizabeth et de Darcy.
Je n'ai pas lu le roman (honte à moi) mais je connais la trame générale. Je suis contente de voir que cette adaptation suit bien sûr le roman mais apporte sa propre touche à l'histoire d'Elizabeth et de Mr Darcy. Car ici, c'est bien de ça qu'il est question. Leur histoire, leur relation, est au coeur de cette mini-série là où, il me semble, le roman est un peu plus centré sur Elizabeth et où Mr Darcy reste mystérieux plus longtemps et se révèle plus tardivement.
J'ai aussi été impressionnée par le travail d'Andrew Davies, le scénariste, qui exploite à merveille le côté visuel du récit. Je sais qu'il y a pas mal de lettres dans le roman de Jane Austen et je pense qu'elles ont été remplacées par de petites scènes dans la série ou par les voix off qu'on entend de temps en temps. On voit également qu'il est un partisan du "show don't tell" qui nous vaut de très jolies scènes qui rend l'oeuvre vivante. Pour ce que je connais des dialogues de Pride and Prejudice, il me semble que beaucoup d'entre eux ont été repris pratiquement mot à mot dans la série. Je suis allée lire certains passages pour vérifier ça et j'ai été ravie de retrouver des répliques entières. Andrew Davies a su ajouter sa patte à un très beau texte.
Le tout est servi par un cast parfait dans des costumes sublimes. Colin Firth et Jennifer Ehle campent les deux personnages principaux avec brio.
Maintenant que j'ai vu la mini-série, j'ai envie de découvrir toute l'oeuvre de Jane Austen et je vais sûrment commencer par Raison et sentiments, histoire de combler mes lacunes.
Petits ajouts
Après la review de la saison 4 de Merlin pour bien commencer la nouvelle année, voici maintenant quelques petits ajouts et changements pour améliorer un peu la lisibilité sur le blog. C'est pour ça que la liste des dix derniers commentaires laissés sur le blog est passée dans la colonne de droite. La colonne de gauche commençait à être un peu trop envahissante à mon goût.
J'ai ajouté un lien dans la liste des blogs que je consulte. Everything & Nothing est le blog tenu par Eoin MacKen. L'acteur poste régulièrement des liens vers ses nouveaux posts sur Twitter.
Enfin, j'ai ajouté des numéros devant le titre des albums photos dans la colonne de gauche pour qu'ils soient dans l'ordre chronologique et non plus alphabétique. Je m'y retrouve mieux comme ça.
Voilà, pas de grands bouleversements mais des petites choses qui me facilitent la vie sur le blog et un bonus avec le lien vers les écrits d'Eoin Macken. Sachez également que vous pouvez me contacter par mail pour toute suggestion/demande/envie de râler en rapport avec le blog ou les séries. Il y a un lien "Contactez l'auteur" dans la colonne de droite. L'adresse mail du blog, c'est : lornaenseries@gmail.com :) Je ne mords pas et j'essaye de répondre assez vite.
Merlin - Saison 4
Bonne année à tous ! Je vous souhaite le meilleur <3. Que 2012 vous apporte tout ce que vous souhaitez et nous donne plein de séries plus chouettes les unes que les autres.
Pour moi, ça a plutôt bien commencer parce que j'ai pu finir la saison 4 de Merlin. Et quoi de mieux pour reprendre du service sur le blog qu'une petite review de Merlin ?
La saison 4 est une saison particulière pour moi parce que j'ai assisté au tournage de nombreuses scènes. J'ai assisté aux trois sessions de l'année à Pierrefonds, je suis même allée deux fois à la deuxième. Autant dire que j'ai vu pas mal de choses avant la diffusion de la saison. Je ne peux m'empêcher de sauter sur place et de faire des "gniii" dès que je vois à l'écran une de ces scènes. D'ailleurs, on m'a demandé si voir une partie du tournage ne me gâchait pas trop la surprise. Non, ça ne la gâche pas. En tout cas pas pour moi. On ne sait jamais si une scène va être dans la version finale de l'épisode ou pas, on ne connaît pas son contexte et l'excitation de la voir à l'écran lors de la diffusion dépasse chez moi tout sentiment de déception qu'il pourrait y avoir en sachant certaines choses à l'avance.
Ce qui m'a le plus touchée dans cette saison, c'est la relation entre Arthur et Merlin. Elle n'est pas le ciment de la série pour rien. Leur amitié grandit et se renforce, quoiqu'en dise Arthur (qui est d'ailleurs peu convaincant quand il s'en défend). On en arrive au point où il faut vraiment que Merlin révèle son secret à Arthur. On sent que ça commence à lui peser, au jeune sorcier. Et ça devient aussi de plus en plus dur pour moi de le voir se cacher et vivre sa magie en secret quand on sait qu'elle est aussi naturelle pour lui que respirer. Je le vois mal continuer comme ça encore très longtemps. Tous les deux sont toujours aussi adorables ensembles et puisqu'on nous montre qu'Arthur n'est pas aussi catégorique que son père concernant la magie, il serait temps de passer à la révélation. Si la saison 5 est bien la dernière de la série, je suppose qu'on verra tout ça relativement rapidement.
Cette saison marque aussi les débuts d'Arthur en tant que roi de Camelot. Il n'est pas épargné et doit faire face à des situations difficiles. C'est, à mon avis, un grand bien pour lui afin qu'il se rapproche de plus en plus de l'image qu'on a de lui dans la légende. Le futur Haut-Roi de toutes les Bretagne, le fondateur d'Albion est là, quelque part, en ce roi Arthur qui a encore beaucoup à apprendre. Heureusement qu'il a autour de lui des amis tels que Merlin, Gaius, Gwen et ses chevaliers.
Mon autre relation préférée de la série, et ça n'étonnera personne, c'est celle d'Arthur et Guenièvre. La saison 4 marque un grand changement pour eux. D'abord l'histoire avec Lancelot puis les conséquences et le mariage. J'ai trouvé dommage qu'un sortilège ait été utilisé sur Gwen (et Lancelot) dans le 4x09 : Lancelot Du Lac. Les personnages auraient gagné en profondeur et l'épisode en puissance émotionnelle si Gwen avait été mise face à ses sentiments sans être ensorcelée. Bon, je comprends, il faut aussi que ça reste une série pour les enfants et j'ai quand même eu le coeur brisé de voir cette situation entre Arthur et Gwen à la fin de l'épisode, mais c'est un peu dommage tout de même. Par contre, je suis plutôt contente qu'Arthur et Gwen aient eu à en passer par là avant de se marier. Ils n'arrivent pas naïfs devant l'autel et je pense que ça ne peut leur être que bénéfique. Être passé par là, avoir souffert et avoir su surmonté et pardonné, je crois que ça les a rendu plus forts, eux et leur relation.
D'ailleurs, j'ai assisté au tournage de certaines scènes du 4x09 : Lancelot Du Lac et j'ai vu les fleurs, les deux trônes dans la grande salle, la bague au doigt de Gwen. Tout nous laissait croire à l'heureuse cérémonie sur le tournage. Et bah, dans l'épisode, on fera sans, hein. Du coup, j'ai quand même été surprise malgré ce que j'avais vu de l'épisode au château (les petits malins !).
J'ai adoré voir le couronnement de Gwen qui fait écho à la vision de Morgana. Le bonheur d'Arthur et Gwen, la joie et la fierté dans les yeux de Merlin pendant la cérémonie,... C'était super, vraiment. Mais j'aurais aussi aimé voir un bout du mariage. Ils ont y mis si longtemps à y arriver que j'aurais aimer y assister à travers mon petit écran. Je trouve ça un tout petit peu dommage qu'on n'en ait même pas vu un bout.
Le côté épique de la série n'est pas en reste. Les batailles, les combat, la magie, le jeu avec la légende : tout est là pour donner une dimension épique à la saison. Ca a plutôt bien fonctionner pour moi. J'ai eu les larmes aux yeux en voyant Arthur sortir l'épée du rocher et j'ai beaucoup aimé que ce qu'on connaît comme la légende vienne en fait, dans la série, d'une histoire inventée par Merlin. L'invention d'histoires, véhiculées d'abord à l'oral, à partir de faits historiques qui peuvent être plus ou moins réels, n'est-ce pas comme ça que naissent les légendes ? Je trouve que c'est une bien jolie façon pour la série d'ajouter sa version de la légende arthurienne développée en grande partie dans la matière de Bretagne.
Arthur a désormais ses propres chevaliers, ceux qu'il a choisi et qu'il a installé autour de la Table Ronde. Certains noms sont bien sûr présents dans la légende mais ce qui importe le plus ici est de voir l'alchimie qu'il y a entre eux. Il fonctionne très bien en tant que groupe. J'aurais aimé qu'on en découvre un peu plus sur eux quand un épisode les prend pour sujet au lieu de les voir ensorcelés par une fille à moitié serpent ou possédés par un esprit. J'aurais préféré qu'on s'intéresse plus à eux, à qui ils sont. J'espère qu'on verra ça dans la saison 5. Nous avons eu le plaisir de rencontrer Tristan (qui n'est ici pas encore chevalier) et Iseut lors du double épisode final 4x12 et 4x13 : The sword in the stone. Des noms bien connus viennent s'ajouter à la liste : rien de moins que celui qui est, dans les légendes, souvent considérer comme le deuxième meilleur chevalier de la Table Ronde après Gauvain, et Iseult avec qui il forme un des couples les plus célèbres de la littérature. Et j'ai pu les voir tourner une scène avec Tom Hopper au château !
Enfin, je me rends compte qu'avoir vu une partie du travail fait sur la série pendant le tournage me rend plus attentive à certains détails lors de la diffusion (je veux dire, autre que "Ah, tiens, je connais ces figurants !" et "Ah non, si tu passes par ce couloir-là tu n'arrives pas dans cette salle"). Le soin apporté à la manière de filmer, aux plans choisis, et une caméra presque amoureuse des acteurs tant elle les rend beau à l'écran donnent à la série ce petit truc visuel en plus qui fait la différence et qui est un régal pour les yeux. J'en profite pour souligner les excellentes performances des acteurs, notamment Colin Morgan qui m'étonne à chaque fois un peu plus (et que la caméra semble particulièrement aimé). Ses scènes avec Bradley James sont tout simplement excellentes.
La saison 4 m'a beaucoup plu. On y retrouve tous les ingrédients qui font les beaux jours de la série et on avance peu à peu dans l'histoire. J'attends donc que la saison 5 poursuive sur cette lancée. J'en attends aussi la révélation du secret de Merlin à Arthur. Il le faut. Reste à savoir quand et comment ils vont amener ça. Je crois qu'on veut tous savoir comment Arthur va réagir. Je suppose qu'on va nous parler d'Aithusa vu la mystérieuse dernière scène de la saison 4. Et j'aimerais également que Moragana assume son rôle de dernière grande prêtresse, qu'elle soit plus dans la nuance et ne tombe pas systématiquement du côté obscur de la force.
Je profite aussi de cette review pour vous signaler que j'ai mis en ligne l'album photo de ma visite sur le tournage le 21/06/2011. On nous avait demandé de ne pas mettre les photos prises sur place en ligne avant la diffusion. La saison étant terminée... C'est dans la colonne de gauche, avec le nom de l'événement et la date, comme d'habitude.
I'm back!
Je suis de retour sur le web ! Presque un mois et demi sans internet, c'est l'enfer, surtout quand c'est inattendu. Mais le Père Noël m'a finalement amené le cadeau que je voulais cette année : le retour du net chez moi ^^.
Du coup, je vais pouvoir reprendre une activité plus régulière sur le blog et poster plus que les deux articles que j'ai pu écrire en un mois et demi. Je suis contente d'être totalement de retour. J'ai des tas d'épisodes (je n'ose pas les compter, j'en aurais le vertige) à rattraper et vous pensez bien que je vais commencer par Merlin. Il a plein d'autres séries au programme bien sûr. Je vais prendre le temps de les savourer et je reviens avec des reviews dès que j'aurais tout vu. En attendant, j'ai des articles en attente que je vais enfin pouvoir finir et publier.
A bientôt sur le blog (ça fait du bien à dire) !
Les Piliers de la Terre
Heureusement que la bibliothèque pour laquelle je travaille est là pendant cette difficile période sans internet et sans série inédite pour moi. J'ai pu emprunter Les Piliers de la Terre en DVD et me faire une journée sériephile bien sympa devant cette adaptation de roman. 
Les Piliers de la Terre est une série germano-canadienne tirée du roman éponyme de Ken Follett. Cette adaptation produite par Tony et Ridley Scott reprend assez fidèlement le synopsis du roman dont elle est issue. L'action se situe dans l'Angleterre du 12ème siècle et tourne autour de la construction d'une cathédrale dans le village de Kingsbridge. L'histoire couvre une grande période à partir du naufrage de la Blanche-Nef qui laisse la couronne d'Angleterre sans héritier et plonge le royaume dans la guerre civile.
C'est surtout la façon dont la série mêle les tensions entre le pouvoir monarchique convoité par l'Eglise, la réalité historique, et les rivalités familiales et amoureuses entre des personnages issus de couches sociales différentes qui m'a beaucoup plu. Hors-la-loi, comtes, monarques, hommes d'Eglise, artisans,... Des vies se croisent pour nous donner une peinture de l'Angleterre sur près de la moitié du 12ème siècle. Les personnages sont criants de vérité, servis par une distribution sans faute, mêlant acteurs britanniques, allemands et canadiens. Cette fresque historique est parsemée d'intrigues qui nous font découvrir les personnages, leurs rêves, leurs espoirs, leurs échecs. On assiste à une si grande partie de leur vie qu'on s'attache à eux très facilement, voulant sans cesse en savoir plus sur eux et ce qui les attend.
Dans le roman de Ken Follett, on sent tout le travail et la
recherche sur l'Histoire de l'Angleterre du 12ème siècle et sur l'architecture gothique et son évolution. J'ai aimé que tout cela se ressente aussi dans la mini-série. Toutes ces recherches intégrées au roman et à la série leur amènent une touche d'authenticité qui donne une saveur particulière aux deux oeuvres.
Les 8 épisodes de cette mini-série, diffusés en 2010, forment une aventure au coeur de l'Angleterre du Moyen-Âge que je recommande de vivre. La réalisation est soignée (certains plans de la cathédrale en construction sont à tomber par terre !), la distribution est parfaite et l'histoire est prenante. Une série que j'ai beaucoup aimé, vous l'avez compris, et que je recommande.


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