Sex and the City 2
J'ai lu et entendu toutes sortes de critiques avant d'aller voir Sex and the City 2. En ce qui me concerne, j'ai passé un agréable moment au cinéma. Je n'ai pas vu passer les presque 2h30 que dure le film. J'étais contente de retrouver les 4 filles et j'ai trouvé le film sympa. Le plus gros reproche que je pourrais lui faire, c'est qu'il manque peut-être d'un fil rouge, une idée directrice un peu plus visible.
Les filles sont égales à elles-même. Elles se posent des questions sur leur évolution, les changements dans leurs vies, qu'ils concernent les enfants, le travail ou le mariage. Le film offre aussi un choc culturel entre les femmes occidentales et les femmes orientales. Les filles observent, curieuses. On montre les différences mais aussi les ressemblances. Une façon de dire que, quelque soit l'endroit où elles habitent, les femmes sont des femmes. Le film montre également le regard des hommes sur les femmes dans les deux types de sociétés.
Le tout enrobé de tenues plus extravagantes les unes que les autres, de scènes drôles et touchantes, d'une quasi overdose de luxe et de richesse, de parler franc et parfois cru. On retrouve assez bien l'ambiance de la série. En voyant que le film ne se passait pas entièrement à New York, j'ai eu un peu peur qu'on ne retrouve pas ce petit truc qui fait que Sex and the City ne peut se dérouler qu'à New York. Mais les filles restent les mêmes et emportent du coup New York avec elles.
Pour finir, je ne peux pas m'empêcher de parler de l'apparition de Micheal T. Weiss dans le film. Mon petit cœur a fondu, même pour seulement deux répliques, même avec une couleur de cheveux horrible. Je crois que je suis irrécupérable.
Inception
Pour ma dernière semaine de vacances j'ai passé quelques jours avec Nephthys, qui m'a fait visiter son coin de France, et comme on n'avait toutes les deux pas encore vu Inception, on est allé au cinéma. (D'ailleurs, elle a aussi profité de ma visite pour me faire découvrir Entretien avec un vampire -avec Brad Pitt, Tom Cruise et Antonio Banderas, je me demande encore comment j'ai fait pour passer à travers toutes ces années...-). Ce qui suit est sans spoiler.
Il parait que les cinémas ne s'attendaient pas à un succès avec Inception. Je me demande bien comment ils ont pu penser ça vu le casting et le scénario. Bon, d'accord, j'ai un faible pour Leonardo DiCaprio depuis Titanic, et j'aime bien Marion Cotillard, ça a forcément joué sur ma perception du film. Mais le succès était quand même prévisible, non ? Oui, le film est long et compliqué. Ça peut déstabiliser. Mais il y a juste la dose d'action qu'il faut pour donner un bon rythme au film et quelques moments de répits au cerveau. J'ai trouvé que c'était très bien géré. Et même si j'étais un peu perdue à un moment, j'ai pu continuer le film et en retrouver le fil.
Les acteurs sont bons, l'histoire intéressante et prenante jusqu'à la dernière seconde, et il y a de beaux effets spéciaux. L'intrigue nous tient en haleine jusqu'à la fin parce qu'on a envie de savoir comme ça fonctionne, si les personnages vont réussir. Nous plonger ainsi dans les rêves, jouer avec de cette façon est déstabilisant parce qu'on finit par se demander ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Le film est réussi sur ce point et le vertige donné aux spectateurs est maitrisé. J'ai été conquise.
Quant à la fin... Je ne peux pas vous dire, il faut voir ce film !
Gran Torino
Sorti en 2009, Gran Torino a été réalisé par Clint Eastwood. Avec lui aux commandes et en tant qu'acteur principal, je ne pouvais qu'apprécier. Surtout que j'avais déjà adoré Million Dollar Baby. Mais, je n'ai pas eu l'occasion d'aller voir Gran Torino au cinéma. Et voilà que le DVD a atterrit chez moi récemment et que j'ai enfin pu le voir.
Le film raconte l'histoire de Walt Kowalski, un ancien de la guerre de Corée. Un homme amer et plein de préjugés, dont la famille garde contact avec lui uniquement par intérêt. Maintenant que sa femme est morte, son quotidien est de s'occuper de sa maison, de bricoler et de boire quelques bières. Jusqu'au jour où il empêche son jeune voisin d'être embarqué par un gang.
Clint Eastwood campe un personnage amer et drôle, un homme plein de préjugés mais qui finit pourtant à s'attacher à ses voisins. Les autres personnages sont interprétés par des acteurs impeccables. Les thèmes abordés sont variés : intégration, éducation, communication entre peuples qui se regardent en chien de faïence au sein d'un même pays, habitat urbain délabré, choc des générations... Alors qu'il sent la distance entre lui et sa famille de sang, il va se trouver plus proche de ceux qu'il nomme par des surnoms racistes et devenir une figure paternelle. La famille est bien, elle aussi, au cœur de ce film.
Le film est savamment dosé : de l'humour, des bons dialogues, du drame, de l'émotion. Un mélange parfait comme sait si bien les faire Clint Eastwood. J'ai été prise par ce film, happée par l'histoire et saisie par les émotions qu'il dégage. Un travail de maître, un chef-d'œuvre.
Sherlock Holmes
Le personnage mythique de Sir Arthur Conan Doyle est de retour dans une nouvelle adaptation cinématographique. Je n'ai pas lu beaucoup d'œuvres de Conan Doyle mais, le peu que j'ai lu m'a donné une certaine image de Sherlock Holmes. Je l'imagine une pipe ou une cigarette à la bouche, assis, joueur de violon, faisant des expériences bizarres, résolvant des enquêtes en mettant en avant preuves et logique, le Dr. Watson prêt de lui. Sur 6, le film de Guy Ritchie reprend 5 des aspects que j'avais imaginés. En effet, Sherlock Holmes n'est pas souvent assis dans le film. On retrouve les principaux traits de caractère du personnage : outre le tabac, il garde son goût pour la boxe et son impressionnant sens de l'observation. Comme dans les œuvres de Sir Arthur Conan Doyle, le Sherlock Holmes interprété par Robert Downey Jr. ne peut pas rester oisif.
Si je connais peu de chose sur Sherlock Holmes, j'en sais encore moins sur le Dr. Watson, ici interprété par Jude Law. J'aime l'amitié qui lie les deux personnages autant dans les livres que dans cette adaptation. Autre point que je tiens à souligner : tout comme dans les œuvres de Conan Doyle, Sherlock Holmes ne dit jamais "Élémentaire, mon cher Watson !" dans le film.
Le film de Guy Ritchie est entrainant. L'action est sans doute ce qui différencie le plus le film des livres. Les scènes de combats sont nombreuses et les ralentis me laissent un peu perplexe, même si j'ai trouvé l'ensemble du film plutôt bien filmé. L'ambiance générale du film m'a beaucoup rappelée celle des livres. La lumière, les décors, Londres, j'ai trouvé tout ça joli et plutôt bien rendu. L'humour est agréable. La musique, signée Hans Zimmer, m'a bien plu. Apparemment le duo d'acteurs n'a pas fait l'unanimité dans les critiques. De mon côté, je les trouve bien chacun dans leur rôle.
On pourra reprocher au film un héros un peu trop hollywoodien qui ne colle pas entièrement à l'ambiance de Sherlock Holmes. L'intrigue est prenante et j'attendais avec impatience les moments où Sherlock Holmes nous explique le pourquoi du comment avec toute la logique dont il est capable. Un bon moment passé au cinéma, devant un film entrainant qui a su garder certains aspects du mythique personnage tout en voulant dépoussiérer ce héros littéraire.
Avatar
Le nouveau fil de James Cameron, Avatar, n'a cessé de faire parler de lui ces derniers temps. Il est le dernier né du réalisateur à qui l'on doit, entre autres, Titanic, Abyss, Terminator, et utilise la 3D. C'est donc en 3D que je suis allée le voir. Il faut savoir que je n'étais pas très attirée par ce film au début. Le pitch m'a tout de suite fait penser à Pocahontas (dans sa version Disney, je n'en connais pas d'autre). J'ai beaucoup aimé Pocahontas, là n'est pas la question, mais pourquoi faire un film qui reprend la même intrigue mais dans un monde différent ? Bon, ce n'est pas le premier film qui reprend une histoire et la raconte à sa façon, mais c'est une des rares fois où ça me saute autant aux yeux.
Mon frère voulait y aller et notre cinéma habituel proposait le film en 3D. C'est comme ça que je me suis retrouvée dans une salle obscure, lunettes 3D très seyantes sur le nez (apparemment, on n'a pas été trop mal loti avec les lunettes 3D, il y en avait des pires...). Et à partir de là, ça a été magique. Dès la pub Haribo, en fait. Tout le monde dans le cinéma a essayé d'attraper le bonbon Haribo qui lui flottait devant les yeux. Voilà comment j'ai été conquise par la 3D. Par un bonbon Haribo.
Ensuite, le film. Des images magnifiques, notamment les scènes de nuit. L'histoire est belle et je me suis finalement laissée emporter par elle sans trop penser à la princesse indienne. Du côté de l'intrigue, plus de peur que de mal, donc. C'est convenu, on se doute de la manière dont ça va se terminer mais c'est assez spectaculaire pour me le faire oublier. Le plus gros reproche que je ferais au film, c'est le personnage du chef militaire. Il est bien trop caricatural. A tel point que j'ai parfois eu l'impression d'avoir un personnage sorti d'un très mauvais film sous les yeux. Heureusement, on ne le voit pas trop souvent. Mais je me suis vraiment demandée ce qu'il faisait là.
Avatar est à voir en 3D pour les images, les scènes magnifiques et la magie qu'elles apportent au film. Du coup, même avec une intrigue qui sent le déjà-vu, on ne voit pas le temps passer. Ce qui est un bon point pour un film de 2h40.
Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
Le film est sorti au cinéma mercredi 15 juillet et je n'ai pas hésité à aller le voir. J'ai lu tous les livres, auxquels j'ai bien accroché, et j'ai vu tous les films jusque là. Sans dire que je suis une fan absolue de la saga, j'aime beaucoup l'univers magique créé par J.K. Rowling.
Le sixième film dure 2h30 et la première chose que mon frère a dit en sortant de la salle est qu'il manquait quelque chose. Ma première réaction a été d'être complètement sous le charme. Les premières amours de nos héros donnent lieu à des scènes très drôles ou touchantes. Dans les deux cas, je les ai trouvé bien faites. La magie opère toujours et c'est une joie de retrouver Poudlard, les élèves et les professeurs. Et puis il y a la noirceur. La noirceur du mal absolu que représente Voldemort. On touche du doigt cette noirceur et on sent que le film lance la fin de l'aventure. Harry va partir à la rechercher des Horcruxes. Humour, amour, drame, magie, tous les ingrédients sont là pour faire un bon film. Et ça marche...
...mais comme à chaque fois, beaucoup de détails présents dans les livres ne sont pas repris dans le film. Mais, ce qui m'a le plus gênée dans ce sixième opus, c'est le fait que toute la partie sur le Prince de Sang Mêlé. C'est quand même le titre du livre et du film ! C'est donc dommage que tout ce qui concerne la recherche de l'identité de ce Prince ne soit pas reprit dans le film. Oui, il se passe des choses très importantes dans le livre qu'il était nécessaire de reprendre dans le film mais il aurait été bien de laissé un peu de place la partie de l'intrigue qui concerne le Prince. C'est le gros manque de ce film, je trouve. Un peu plus d'action et de cohésion n'aurait peut-être pas fait de mal non plus.
A lire aussi sur le blog :
Les voix françaises des personnages de Harry Potter étaient présentes au Salon des séries tv et du cinéma l'année dernière.
The X-Files : I want to believe
Cette review contient des spoilers.
Après 6 ans d’absence, l’univers d’X-Files revient sous la forme d’un film. On retrouve nos deux héros vivant ensemble dans une maison assez retirée. Si leur relation suit le schéma assez typique « on est ensemble – on s’embrouille – on est à nouveau ensemble à la fin », il est intéressant de voir à quel point Scully est inquiète de voir Mulder toujours en lutte contre ses démons intérieurs et à quel point Mulder a besoin d’elle à ses côtés. Comme ils le disent eux-mêmes dans le film, c’est l’obstination de Mulder qui a séduit Scully, et c’est cette même obstination qui les sépare à un moment dans le film. La volonté de croire de Mulder est un des points importants du film, comme il a été un des points importants de la série. La foi de Scully est aussi un élément important, même si elle est différente de celle de Mulder. La scène finale, quand Scully commence l’opération du petit garçon, est intéressante parce qu’on voit bien qu’elle se tourne vers sa foi quand la médecine ne peut pas répondre à ses questions. Ils ont tous les deux une fois différente mais ils croient l’un en l’autre. Je n’aurais pas imaginé Scully ailleurs que médecin dans une refuge catholique après le FBI. Mulder, quant à lui, passe apparemment la plupart de ses journées dans la même pièce, se faisant discret suite à son évasion, qui n’est pas sans rappeler son bureau au FBI : le célèbre poster « I want to believe » collé au mur, différents articles de journaux et photos sur les enquêtes du FBI et les affaires paranormales comme tapisserie, et un plafond décoré de crayons. Bref, on retrouve des personnages qui n’ont pas changé. Mulder est dans son élément, Scully dans le sien (médecine et foi). Le début du film se charge donc de nous rassurer sur ce point. Le petit bonus est pour les shippers : nos deux ex-agents sont ensembles.
Le film repose sur la question de la foi. Le titre original du film est d’ailleurs assez explicite. Une question de croyance. Une volonté de croire. Mais que croire ? Croire en quoi ? En qui ? Le film pose ces questions. Mulder sait en quoi croire et son obstination contraste avec les doutes de Scully. La conclusion du film est dans la tradition des fins des épisodes de la série. En effet, on nous laisse le choix de croire l’une ou l’autre des théorie : médium ou menteur. La question n’a pas de réponse dans le film ; c’est une question de croyance. La construction du film, comme celle de la série, renforce cet aspect de choix. Il s’agit de choisir en quoi on veut croire. Dans une interview à propos de ce film, Chris Carter a dit : « L’histoire évoque les difficultés à faire cohabiter la fois et la science. Cela suggère également la lutte que mène Mulder pour ses convictions ».
L’ambiance générale du film est sombre : un médium qui est un ancien prêtre pédophile, un trafic d’organes, des expériences sur des humains, des disparitions et des meurtres, des opérations dans des salles sombres loin d’être entièrement stériles. Cette ambiance contraste avec le paysage rendu blanc par la neige. Mais, là encore, le blanc est froid et participe de l’ambiance inquiétante du film. Ajoutées à cela toutes les scènes de nuits et nous avons un film avec une ambiance particulière, comme X-Files sait les faire. L’ambiance, la neige et le froid renouent avec les premières saisons de la série parce que ces éléments sont liés au lieu de tournage : Vancouver, ville qui avait accueilli les débuts de la série. Je n’aurais qu’un petit reproche à faire au niveau de l’ambiance : il manque un petit quelque chose, une petite dose de paranormal en plus pour que ça soit parfait.
Le film repose sur une intrigue indépendante qui s’écarte de la mythologie de la série. Fugitifs à la fin de la série, Mulder et Scully collaborent à nouveau avec le FBI qui promet d’oublier les accusations contre Mulder en échange de son aide. L’agent Whitney fait appel à lui, par l’intermédiaire de Scully, pour ses compétences dans le domaine de surnaturel pour résoudre une affaire qui concerne la disparition d’un agent et dans laquelle intervient un médium. Mulder accepte si Scully l’accompagne. L’intrigue est donc indépendante mais le film ne manque pas de références à la série : la pièce de Mulder qui rappelle son bureau au FBI, plusieurs personnages de la série sont cités, les allusions à William et à la situation de Mulder. Tout cela assure la continuité avec la série. En ce qui concerne William, Scully croit s’être beaucoup attaché à un de ses patients parce qu’il a environ l’âge que William doit avoir. Cela nous permet de voir comment Mulder et Scully gère l’absence de leur fils tous les deux. Le film rappelle les épisodes loners de la série, les épisodes « monstre de la semaine ». Il renoue ainsi avec les racines de la série.
Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre de voir si le film est un succès au cinéma pour espérer voir un troisième film un jour. Il reste des pistes à explorer pour X-Files, notamment dans sa mythologie. Pourquoi pas sur décembre 2012 ?
Dans ce film qui propose une intrigue à la limite de la science et qui fait peur de façon intelligente en nous amenant à nous poser des questions sur les croyances, X-Files signe un bon retour après 6 ans d’absence. Eternels complices, Mulder et Scully doivent une nouvelle fois affronter des évènements étranges et effrayants mais aussi leurs démons intérieurs, et lutter pour leurs croyances. En proposant une intrigue indépendante, tout en incluant des références à la série, le film montre qu’il a été fait autant pour les fans que pour un nouveau public. Ces nouveaux spectateurs auront peut-être envie de découvrir la série…


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